De manière générale nous utilisons le Trésor de la Langue Française informatisé, le TLFI, comme dictionnaire de référence. Source : Trésor de la Langue Française - ATILF/CNRS – Nancy Université. TLFi.
Accrémentition, subst. fém.
Biologie : « Phénomène caractérisé tant par la naissance d'éléments anatomiques entre ceux qui existent déjà et semblables à eux, aux dépens d'un blastème qu'ils fournissent, que par la reproduction fissipare de ceux qui existaient déjà. » (Littré-Robin 1865).
Dérivé : accrémentitiel.
Étymologie : dérivé du latin accrementum « ce dont s'accroît une chose ».
Accrétion, subst. fém.
Accroissement.
A. Histoire naturelle. [Se dit particulièrement des minéraux et, en physiologie, des concrétions calculeuses] Action de croître par juxtaposition :
2. Disons plutôt que l'expérience s'incorpore à notre être, qu'elle le transforme par conséquent, et en ce sens, continue à vivre en nous. Oui, c'est une accrétion vivante (par exemple un air entendu que nous pouvons reproduire tend d'autre part à enrichir notre être). Faut-il dire encore qu'elle vient accroître notre masse aperceptive, c'est-à-dire ce avec quoi nous apprécions, ce avec quoi nous évaluons l'univers? J'en suis persuadé. G. Marcel, Journal métaphysique, 1919, p. 176.
B. Astronomie. « Accroissement de masse d'une étoile dû à la force de gravitation que cette étoile exerce sur la matière interstellaire environnante. » (Larousse encyclopédique, Supplément).
Anatocisme, subst. masc.
Finances : Capitalisation des intérêts qui les rend à leur tour producteurs d'intérêts.
Anthropocentrisme, subst. fém.
PHILOS. Doctrine ou attitude philosophique qui considère l'homme comme le centre de référence de l'univers.
Apodictique, adj.
Philosophie :
A. Qui a le caractère convaincant, évident d'une proposition démontrée. Un argument, un principe, un raisonnement apodictique. Synon. démonstratif.
B. En particulier :
1. [Dans la Logique d'Aristote, en parlant d'un raisonnement syllogistique] Dont la conclusion est nécessaire
2. [Dans la tradition philos. kantienne] Jugement apodictique. Jugement pour lequel on admet (comme modalité) l'affirmation ou la négation comme nécessité :
1. ... il faut juger, comme l'a dit Bacon, ex analogia universi ; il faut renoncer aux démonstrations apodictiques, à l'emploi du principe de contradiction; il faut admettre un genre de preuve que Kant excluait, dont sa logique inflexible et formaliste ne lui suggérait même pas l'idée, et dont l'omission devait, malgré tous ses efforts, l'entraîner vers un scepticisme absolu. Cournot, Essai sur les fondements de nos connaissances, 1851, p. 593.
2. ... vouloir c'est refuser de poser la question de possibilité, ou du moins refuser de la traiter comme première : en ce sens la volition implique l'équivalent d'un jugement apodictique (car lorsque je dis : cela est nécessairement, je ne me demande pas si cela peut être). Marcel, Journal métaphysique, 1919, p. 182.
(Sur internet : « Vient du grec apodeiktikos, démonstratif et de apodeixis, action de montrer. Se dit d’une proposition nécessairement vraie, soit évidente par elle-même, soit déterminée par raisonnement déductif. »).
Caduc, adj. II B. : Emploi factitif, Médecine., vieux. Mal caduc. Mal qui fait que le malade tombe subitement. Synonyme : épilepsie.
Chrématistique, adj. et subst. fém.
Économie
A. Adjectif : Qui se rapporte à la production des richesses.
B. Substantif féminin : Science des richesses.
Chronaxie, subst. fém.
Physiologie : Unité de temps caractéristique de l'excitabilité d'un tissu.
Concaténation, subst. fém.
A. Philosophie, rare : Enchaînement nécessaire, lien logique, rapport de cause à effet.
Congruence, subst. fém.
Fait d'être adapté, de coïncider. Synonyme : justesse :
Spécialement :
Sociométrie : Concordance entre l'attitude d'un sujet envers un autre et l'attitude similaire qu'il en attend en réponse.
Diachronique, adj.
B. P. ext. Qui concerne l'appréhension d'un fait ou d'un ensemble de faits dans son évolution à travers le temps. L'étude diachronique et relationnelle des sociétés dites hier « primitives » prépare à une telle et nécessaire exigence (Traité sociol., 1968, p. 462). Etymol. et Hist. 1916 diachronique tout ce qui a trait aux évolutions (SAUSSURE, Ling. gén., p. 117). Dér. de diachronie*; suff. -ique*.
Dichotomique, adj.
B. Domaine intellectuel. Qui repose sur un principe de division, de subdivision par dichotomie.
En partic., LOG. Division d'un concept en deux autres concepts qui sont généralement contraires et qui recouvrent toute l'extension du premier (d'apr. LAL. 1968).
Diérèse, subst. fém.
B. Biologie : Opération consistant à diviser, …. à séparer des parties dont le rapprochement, l'union ou la continuité sont nuisibles.
Eccéité, subst. fém.
Philosophie : Situation concrète et singulière d'une essence. Les sens et en général le corps propre offrent le mystère d'un ensemble qui, sans quitter son eccéité et sa particularité, émet au delà de lui-même des significations capables de fournir leur armature à toute une série de pensées et d'expériences.
(Aussi dans Petit Larousse : individualité métaphysique)
Egotisme, subst. masc.
A. Disposition de celui ou de celle qui fait constamment référence à soi en particulier dans le discours.
B. Quasi-synonyme : de égocentrisme et de égoïsme.
C. Philosophie : [D'un point de vue théorique et avec une valeur laudative] Exaltation du sentiment du moi dans son unicité; par extension la règle de vie construite sur cette recherche. La religion du MOI, le culte de la personne intime, la contemplation de soi-même, le divin égotisme.
Entropie, subst. fém.
« Grandeur thermodynamique exprimant le degré de désordre de la matière », (Dictionnaire illustré des sciences, Paris, Seghers, 1962). Loi d'entropie.
Épigenèse, subst. fémi.
EMBRYOL. Théorie selon laquelle l'embryon d'un être vivant se développe par multiplication et différenciation cellulaire progressive, et non à partir d'éléments préformés dans l'œuf.
L'embryon se construit peu à peu, par complications successives, par épigenèse (J. ROSTAND, La Vie et ses probl., 1939, p. 37) :
L’épigenèse, ou : la vie fait la vie. MICHELET, Journal, 1860, p. 535
ndla : il s’agit du phénomène où l’environnement régule l’expression génétique.
Épistémologie, subst. fém.
A. Vieilli. Étude de la connaissance scientifique en général.
B. Usuel. Partie de la philosophie qui a pour objet l'étude critique des postulats, conclusions et méthodes d'une science particulière, considérée du point de vue de son évolution, afin d'en déterminer l'origine logique, la valeur et la portée scientifique et philosophique (cf. philosophie* des sciences, empirisme* logique).
Eudémonisme, subst. masc.
Philosophie, morale : Théorie selon laquelle le but de l'action est le bonheur conçu non comme quelque chose de sensible, mais comme une valeur intellectuelle, comme le souverain bien :
Extraversion, subst. fém.
B. Psychologie, psychanalyse : Comportement orienté vers le monde extérieur, la sociabilité, la recherche d'échanges affectifs et intellectuels avec les autres.
Extrusion, subst. fém.
A. Géologie : Émission de lave sans projection ni écoulement, qui forme aiguille ou dôme.
B. Technologie :
2. Procédé de fabrication de pièces métalliques par écoulement du métal dans une filière profilée, sous des pressions très élevées.
Factif, adj.ndla : le fait de faire soi-même ; attributif de l’activité exécutive qui réalise une valeur, ajoutable au système référentiel de l’individu.
Factitif, adj.
Linguistique, grammaire : Qui indique que le sujet fait faire ou cause l'action, mais ne la fait pas lui-même
Filiation, subst. fém.
Enchaînement logique des choses issues les unes des autres ; rapport d’un effet final à une cause principale.
Génésiaque, adj.
B. Relatif à la genèse de quelque chose.
Génésique, adj.Qui ressortit à la reproduction sexuée et, p. ext., à la sexualité. Synonymes : génétique, génital, sexuel. Instinct, sens génésique; plaisirs génésiques
Générique, adj.
Qui appartient au genre (humain), qui en est la caractéristique.
Genre, subst. masc.
1. l’ensemble des êtres humains ; une espèce.
2. la différenciation entre les sexes : le genre masculin et le genre féminin.
En anglais il existe une détermination qui distingue 1) et 2). Pour faciliter nous mettons entre le guillemet le mot anglais « gender » quand il s’agit de la deuxième définition.
Génotype, subst. masc.
Biologie : Ensemble des caractères somatiques ou psychologiques qu'un individu ou une espèce reçoit par transmission héréditaire et qui sont véhiculés par les gènes.
Hédonisme, subst. masc.
Doctrine philosophique qui considère le plaisir comme un bien essentiel, but de l'existence, et qui fait de sa recherche le mobile principal de l'activité humaine; p. ext., tendance à rechercher le maximum de satisfactions.
Homéostasie, subst. fém.
Biologie : Tendance de l'organisme à maintenir ou à ramener les différentes constantes physiologiques (température, débit sanguin, tension artérielle, etc.) à des degrés qui ne s'écartent pas de la normale.
Remarque : On relève la forme homéostase. Cette aptitude est connue des biologistes sous le nom d'« homéostase ». C'est la capacité de guérir si l'atteinte n'est pas trop grave, de maintenir le milieu interne constant, face au changement des circonstances extérieures, pour préserver son existence (Jolley, Trait. inform., 1968, p. 159).
Idiosyncrasie, subst. fém.
A. Médecine : Prédisposition particulière de l'organisme qui fait qu'un individu réagit d'une manière personnelle à l'influence des agents extérieurs. Avoir une idiosyncrasie pour le sérum. Les cas où les doses faibles ont pu déterminer des accidents sérieux relèvent de l'idiosyncrasie (Vincent, Rieux ds Nouv. Traité Méd., fasc. 5, 1, 1924, p. 200) :
B. Personnalité psychique propre à chaque individu. Nous ne valons que par ce qui nous distingue des autres; l'idiosyncrasie est notre maladie de valeur (Gide, Paludes, 1895, p. 120). Naguère, alors qu'on n'aimait plus le mot « âme », on le remplaçait par « tempérament » ou « idiosyncrasie » (Boschot, Musique et vie, 1931, p. II). Remarque : Idiosyncratique, adjectif.
Immanence, subst. fém.
Présence par mode d'intériorité.
Théologie : Immanence divine. Présence de Dieu dans l'intériorité de la conscience humaine. L'immanence divine est telle que l'homme prend conscience de l'action de Dieu sur lui (Théologie catholique t. 4 1 1920, p. 852).
Principe d'immanence : « Principe suivant lequel tout est intérieur à tout » (E. Le Roy, Dogme et critique, 9-10 dans Foulquié,.-St-Jean 1962) en telle sorte que rien n'advient à l'esprit qui ne soit déjà virtuellement contenu en lui :
4. Le principe d'immanence consiste, au plan ontologique, à affirmer que tout est réductible à tout, c'est-à-dire qu'il n'existe qu'un seul mode de réalité. Au point de vue épistémologique, ce principe soutient que nous ne connaissons que ce qui est « à l'intérieur » de l'esprit ou chez Blondel (méthode d'immanence), que rien n'advient à l'esprit si celui-ci n'est pas déjà en attente. Thinès, Lempereur, 1975.
Incrément, subst. masc.
2. INFORMAT. Quantité dont on augmente une variable à chaque phase de l'exécution d'un programme.
Instrumental, adj.
1. Qui se rapporte à un instrument, à un moyen.
Psychologie : [Par opposition au conditionnement pavlovien classique] Conditionnement instrumental. Conditionnement où la réponse due à la recherche d'une récompense (ou la suppression d'une punition) est l'instrument par lequel s'effectue le renforcement. Synonyme : conditionnement opérant.
2. Qui sert d'instrument, de moyen.
Intéroceptif, adj.
Physiologie : Qui se rattache au milieu organique interne.
Sherrington a établi une grande division tripartite dans les sensations, dont les unes renseignent sur les objets extérieurs, agissant à la surface externe du tégument, d'autres sur les actions qui se peuvent exercer à la surface intérieure de l'organisme (...), les dernières enfin sur l'état des tissus profonds (...). Les deux premiers groupes (à récepteurs superficiels) sont dits « extéroceptif », et « intéroceptif », le troisième « proprioceptif » (à récepteurs profonds),Piéron, Sensation, 1945, p. 39.
Introversion, subst. fém.
Psychologie : Propension à se tourner vers son monde intérieur, à vivre centré sur ses pensées, ses émotions, ses rêveries, et à se détourner du monde extérieur.
Remarque : Intraversion, subst. fém., synonyme.
Ipséité, subst. fém.
Philosophie : Ce qui fait qu'une personne, par des caractères strictement individuels, est non réductible à une autre.
ndla : l’utilisation que nous faisons de ce terme dépasse l’attribution humaine qui est établie par le TLFi et s’élargit à toute existence délimitée qui n’est pas réductible à une autre.
Lixiviation, subst. fém.
Chimie : Traitement d'une substance, d'un mélange par un liquide pour en extraire les constituants solubles.
Maïeutique, subst. fém.
Philosophie : Méthode socratique reposant apparemment sur l'interrogation et se proposant d'amener un interlocuteur à prendre conscience de ce qu'il sait implicitement, à l'exprimer et à le juger (d'après Foulquié, St-Jean 1962).
« ...cet art où Socrate excellait, et qu'il nommait la maïeutique [it. ds le texte], l'art de faire éclore les grandes pensées, d'accoutumer les esprits par l'exercice à chercher et à connaître leurs facultés pour les tourner vers un but noble et utile... » MÉRIMÉE, Hist. règne Pierre le Gd ds Journal des Savants, 1867, p. 618.
Étymol. et Hist. 1867 (MÉRIMÉE, loc. cit.). Empr. au gr. [ ] «art d'accoucher» (spéc. en parlant de la méthode d'enseignement de Socrate), fém. subst. de l'adj. «relatif à l'accouchement», de «accoucher».
Mutation, subst. fém.
B. BIOL. Changement brusque du patrimoine d'un être vivant.
Ontogenèse, subst. fém.
BIOL. : Ensemble des processus qui, chez un organisme animal ou végétal, conduisent de la cellule oeuf à l'adulte reproducteur.
ndla : la genèse de l’existence ; voir dans les « Sémiologismes » : la continuité ontogénique.
Panta Rhei, aphorisme grec (Héraclite).
ndla : Mouvement continuel.
Paradigme, subst. masc.
C. ÉPISTÉMOL. Conception théorique dominante ayant cours à une certaine époque dans une communauté scientifique donnée, qui fonde les types d'explication envisageables, et les types de faits à découvrir dans une science donnée.
Phénotype, subst. masc.
Biologie : Ensemble des caractères observables, apparents, d'un individu, d'un organisme dus aux facteurs héréditaires (génotype) et aux modifications apportées par le milieu environnant
Proprioception, subst. fém. (dans l'article proprioceptif, adj.)
Sensibilité proprioceptive. Sensibilité propre aux organes profonds de la vie de relation, os, articulations, muscles, ligaments, par opposition à la sensibilité extéroceptive (tactile) et à la sensibilité intéroceptive (viscérale). Récepteurs de la sensibilité proprioceptive. Un de ces schémas posturaux sans but extérieur, où le corps joue une sorte de monologue moteur avec la conscience de ses attitudes, avec son équilibre ou simplement avec le libre jeu de ses ébats (sensibilité proprioceptive) (Mounier, Traité caract., 1946, p.193.
Remarque : 1. Proprioception, subst. fém. a) Activité de la sensibilité proprioceptive; par métonymie, résultat de cette activité. (Dans Larousse Lang. fr., Lexis 1975). b) Perception qu'a l'homme de son propre corps, par les sensations kinesthésiques et posturales en relation avec la situation du corps par rapport à l'intensité de l'attraction terrestre. Les données de la proprioception sont sensorielles et proviennent des trois sources suivantes: tactile (...), kinesthésiques [sic] (...), labyrinthique. L'accumulation des données de la proprioception fournit à l'être humain son schéma corporel (Larousse encyclopédique Supplément 1968).
2. Proprioceptivité, subst. fém. Ensemble des sensations résultant de la perception qu'a l'homme de son propre corps et renseignant sur l'activité du corps propre (sensations kinesthésiques et posturales) (d'apr. Greimas-Courtès 1979). Synonyme thymie. On entendait d'abord par «schéma corporel» un résumé de notre expérience corporelle, capable de donner un commentaire et une signification à l'intéroceptivité et à la proprioceptivité du moment (Merleau-Ponty, Phénoménologie perception, 1945, p.114).
Propriofectif, adj.
Psychophysiologie : Dont le fonctionnement est intérieur à l'organisme; qui est propre à la sensibilité proprioceptive.
Propriogenèse, subst. fém.
ndla : L’instauration des références identitaires qui constitue la genèse de l’individu.
Récursif, adj.
A. 1. Linguistique, Logique, Mathématique : Qui peut être répété théoriquement un nombre indéfini de fois par application de la même règle, par la voie d'un automatisme.
Résilience, subst. fém.
A. MÉCAN. PHYS. Résistance d'un matériau au choc.
B. ZOOL. Capacité de reproduction d'une espèce animale inemployée en raison d'une ambiance hostile, mais susceptible d'une expansion soudaine si cette ambiance s'améliore.
C. Au fig., rare. Force morale; qualité de quelqu'un qui ne se décourage pas, ne se laisse pas abattre.
Schibboleth, subst. masc.
Signe de reconnaissance; usage particulier à un groupe social ou autre.
Par extension : Ce qui conditionne, ce qui permet quelque chose.
Scotomisation, subst. fém.
En psychopathologie et en psychanalyse, refus inconscient de percevoir une réalité extérieure indépendante du sujet, mais sur laquelle il projette des désirs et des fantasmes subjectifs contre lesquels lui-même se défend`` (MAN.-MAN. Méd. 1980).
Sémiologie, subst. fém.
A. Médecine : Partie de la médecine qui étudie les symptômes et les signes cliniques traduisant la lésion d'un organe ou le trouble d'une fonction. Synonyme : sémiotique (vieux)
B. Communication, Linguistique :
1. [Notamment chez F. de Saussure] Étude générale, science des systèmes de signes (intentionnels ou non) et des systèmes de communication: On peut (...) concevoir une science qui étudie la vie des signes au sein de la vie sociale; elle formerait une partie de la psychologie sociale, et par conséquent de la psychologie générale; nous la nommerons sémiologie (...). Elle nous apprendrait en quoi consistent les signes, quelles lois les régissent. (...) La linguistique n'est qu'une partie de cette science générale, les lois que découvrira la sémiologie seront applicables à la linguistique, et celle-ci se trouvera ainsi rattachée à un domaine bien défini dans l'ensemble des faits humains. Saussure. 1916, p. 33.
2. En particulier :
b) Étude des pratiques signifiantes, des significations attachées aux faits de la vie sociale et conçus comme systèmes de signes. Synonyme :. plus fréquent sémiotique.
Sémiotique, subst. fém.
II A 2. Étude des pratiques, des comportements et des phénomènes culturels conçus comme des systèmes signifiants. La sémiotique (...) se donne pour but l'exploration du sens.
Sociabilité, subst. fém.
Aptitude à vivre en société.
Par métonymie : Qualité d'une personne, d'un groupe qui a des rapports sociaux faciles.
Ensemble de certaines formes (intellectuelles, mondaines, etc.) que prend l'aptitude à vivre en société.
Sociogenèse, subst. fém.
ndla : création, avènement de la/d’une société
Soma, subst. masc.
A. Biologie : [Par opposition à germen] Ensemble des cellules de l'organisme, à l'exclusion des cellules reproductrices.
Somation, subst. fém., (dans l'article Soma, subst. masc.)
Biologie : « Modification du soma d'un organisme, sans atteinte du germen »
Subsidiaire, adj.
A. Qui vient à l'appui d'une chose plus importante, qui constitue un élément accessoire.
B. Droit : Destiné à suppléer ce qui viendrait à faire défaut.
Remarque : Subsidiarité, subst. fém. Caractère de ce qui est subsidiaire. Le grand pari est désormais d'inventer des méthodes de management qui permettent d'impliquer, de responsabiliser un maximum de gens. C'est un système qui applique le principe de « subsidiarité »: tout échelon supérieur s'interdit de réaliser lui-même ce qu'un échelon inférieur pourrait faire. Il s'agit d'une délégation à l'envers par rapport au système antérieur où le président déléguait ses pouvoirs à la base (Le Monde des affaires, 18 févr. 1989, p. 23, col. 2).
Etymologie et historique : 2. 1580 (considération) subsidiaire « qui vient en aide à quelque chose de principal » (Montaigne, Essais, II, 12, éd. P. Villey et V.-L. Saulnier, t. 1, p. 445); 3. droit : a) 1611 « qui sert à fortifier un moyen principal, qui vient à l'appui » (Cotgrave).
Transgénérique, adj.
ndla : qui traverse le genre humain.
Transitif, adj.
3. Philosophie : « Se dit des causes qui modifient ou agissent sur autre chose que l'agent lui-même » (Auroux, Weil 1981).
4. Psychologie : Mouvement transitif. Mouvement spontané (ou réaction motrice) exécuté en fonction d'un but (par exemple le saut, la préhension d'un objet) (d'après Thinès, Lempereur 1975).
Remarque : 2). Transitivisme, subst. masc., psychologie « Transfert d'une sensation ou d'un sentiment sur un objet ou une personne extérieure, reposant sur la perte des limites strictes entre le sujet et le monde extérieur » (Thinès, Lempereur 1975).
-trophe, -trophie, éléments formants.
Éléments tirés respectivement du grec [τροφος] « à nutrition » et « état de nutrition ou de développement », entrant dans la construction d'adjectifs et de substantifs féminin abstraits.
Trophique, adj.
Médecine, Psychologie : Relatif à la nutrition des organes, des tissus. Les médecins s'accordent à reconnaître que le système nerveux exerce sur les vaisseaux un rôle trophique (Bourget, Actes suivent, 1926, p. 39). Les mécanismes de contraction et de sécrétion que la physiologie révèle à la base du besoin alimentaire (réflexes trophiques, etc.) (Ricœur, Philosophie volonté, 1949, p. 218).
Tropisme, subst. masc.
A. Biologie : Réaction d'orientation ou de locomotion orientée d'un organisme végétal ou de certains animaux, causée par des agents physiques ou chimiques.
En particulier : Tendance intrinsèque d'un organisme végétal à développer sa croissance dans la direction d'une excitation extérieure.
B. Au figuré : Force irrésistible et inconsciente qui pousse quelqu'un à agir d'une façon déterminée; comportement réflexe
Remarque : Tropistique, adj. Qui concerne un tropisme, qui a rapport à un tropisme.
Ubiquitaire, adj.
A. [En parlant d'un acte] Qui manifeste la faculté qu'a une personne de se trouver en différents endroits à la fois.
B. Qui est partout.
C. Qui peut se développer n'importe où.